Extrait de ma newsletter « Des vignes de Bourgogne jusqu’aux collines de la Drôme » après 13 mois de voyage } J+401
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Janvier-février 2026. Ce début d’année a été dense. Après le refuge de Chamerey, j’ai profité de quelques bivouacs ensoleillés avant que la pluie ne revienne.
J’ai cherché des abris tous les jours. Des appentis, des kiosques, des préaux, n’importe quoi pourvu que la pluie ne me tombe pas dessus, que le vent ne secoue pas ma tente. J’ai aussi sollicité des mairies, et on m’a ouvert des cabanes, des salles communales, des haltes vélo et même une chambre d’hôtel. Pas de chauffage, mais un toit sur la tête me suffisait. Et bien sûr, j’ai été accueillie dans plusieurs maisons. J’y suis parfois restée plusieurs jours, à cause de la pluie ou simplement parce qu’on s’entendait bien. 😃 Je vous invite à consulter les ribambelles pour en savoir plus !



Anticiper mes étapes, solliciter des gens, parfois provoquer les rencontres, m’ajuster aux différents rythmes des maisons ; mais aussi écouter mes limites, refuser certaines sollicitations, exprimer mes besoins clairement. Alors, chez Robert, je suis allée me coucher à peine arrivée, chez Coco, j’allais écrire seule sur la terrasse, chez Emmanuelle, j’ai passé une journée à lire sur le canapé. Je me suis sentie fatiguée, non pas physiquement mais plutôt mentalement. J’avais besoin de ne rien faire. Ne rien prévoir, ne rien organiser. La pluie impose une rigueur et une adaptation quotidienne.



J’étais fatiguée mais pas du tout dégoûtée. Je n’ai jamais eu envie d’arrêter pour reprendre une vie sédentaire, cela ne m’a pas traversé l’esprit. Ce qui me manquait, je crois, c’était simplement d’avoir un espace à moi, confortable, rassurant. En quelques semaines, la pluie m’a déstabilisée. J’ai perdu mon rythme et mes repères sous ma tente. L’itinérance est un subtil mélange d’imprévus et d’habitudes. Choisir un coin de bivouac, monter ma tente, ouvrir mon duvet pour le faire gonfler, me laver, aérer mes affaires, boire une eau chaude, écrire mon carnet, manger, regarder la nuit tomber, me coucher… J’ai besoin de moments stables pour m’adapter aux surprises et aux aléas qui ponctuent mes journées. La répétition de gestes peut paraître ennuyante et inintéressante, mais il n’en est rien. Cette routine est essentielle. Elle m’ancre et me repose, elle me permet d’être plus libre.
Je suis maintenant chez Sylvie qui habite dans une petite cabane dans la Drôme des collines ! Je fais une pause avant de repartir. La suite dans ma newsletter…
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À bientôt 😉
Anaïs

